# Audit juridique du partenariat SauverMonEntreprise.fr

Document de travail interne. Version du 6 août 2026.
Destiné à être remis à un avocat avant toute signature.

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## Avertissement de méthode

Ce document est une analyse de risque, pas une consultation. Il est rédigé
pour être contredit. Les références de textes citées ci-après doivent être
vérifiées dans leur rédaction en vigueur au jour de la signature. Aucune
décision de jurisprudence n'est citée avec sa date : les arrêts pertinents
existent, mais les citer de mémoire ferait courir au dossier un risque de
crédibilité supérieur au bénéfice. La liste des vérifications à confier au
conseil figure au chapitre 9.

Une réserve doit être posée d'emblée. Trois des idées présentées dans le
cahier des charges sont, à mon analyse, à écarter ou à refondre en
profondeur. Elles sont traitées au chapitre 2. La plus lourde ne concerne
ni le contrat ni l'IA : elle concerne la personne du fondateur.

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## 1. Le risque que le contrat actuel ne traite pas du tout

### 1.1 La position du fondateur

Le contrat type actuel fait signer à un administrateur judiciaire un
abonnement de 250 euros par mois au profit d'une société dont le président
a été juge au tribunal de commerce jusqu'au 26 janvier 2026, siégeant
en procédures collectives. Ces fonctions ont pris fin, ce qui atténue le risque
sans le supprimer : le délai de viduité évoqué au chapitre 9 devient la question
centrale, et non plus une hypothèse d'école.

Un administrateur judiciaire ne démarche pas de clientèle. Il n'a pas de
clients au sens ordinaire : il est **désigné par le tribunal** dans le
jugement d'ouverture. La visibilité commerciale ne lui apporte rien qu'il
puisse légitimement rechercher. La seule chose qu'un flux financier entre
un mandataire de justice et un ancien juge consulaire récemment sorti de
fonctions puisse produire, c'est une apparence : celle d'un professionnel
qui verse de l'argent à quelqu'un qui, jusqu'à hier, participait aux
désignations et qui connaît encore tout le monde.

Que l'intention soit irréprochable ne change rien. En matière
d'impartialité, l'apparence suffit. Le raisonnement est le même que celui
qui fonde la récusation : ce qui est sanctionné n'est pas le
favoritisme prouvé, c'est le doute légitime.

**Classement : risque élevé.** Il était critique tant que les fonctions
étaient en cours. Leur cessation le 26 janvier 2026 en retire l'essentiel
sans le refermer : ce qui subsiste est un risque de réputation, qui se
gère par la gratuité et par une déclaration publique, et non un risque
d'impartialité, qui ne se gérait que par l'abstention.

Cette cessation change aussi ce que le conseil doit trancher. La question
n'est plus de savoir s'il faut un délai de viduité, mais quelle durée lui
donner, à compter de quelle date, et s'il doit couvrir tous les mandataires
de justice ou seulement ceux du ressort de Bordeaux.

**Recommandation ferme, non négociable à mon sens :**

1. Supprimer purement et simplement l'abonnement payant pour les
   administrateurs et les mandataires judiciaires. Aucun flux financier,
   dans aucun sens, tant que le fondateur exerce des fonctions
   juridictionnelles ou pendant un délai de viduité après leur cessation.
2. Les référencer **d'office et gratuitement** à partir des listes
   publiques, sans contrat, avec un droit d'opposition (voir la convention
   dédiée, fichier `06`).
3. Publier sur le site une déclaration d'intérêts nominative du fondateur.
4. Inscrire dans les statuts ou dans une charte opposable une règle
   d'abstention : le fondateur ne participe à aucune délibération
   concernant une procédure dans laquelle intervient un professionnel
   référencé au titre d'un module payant.
5. Informer par écrit le président du tribunal et le procureur de la
   République de l'existence de la plateforme et de son modèle économique.
   Une information spontanée protège ; une découverte par un tiers ne
   protège pas.

Le point 5 mérite d'être discuté avec un avocat avant d'être exécuté, mais
l'inclination doit être la transparence.

### 1.2 Ce que le contrat actuel ne dit nulle part

| Manque | Conséquence |
|---|---|
| Position du fondateur | voir 1.1 |
| Critères de classement des fiches | manquement à l'obligation de loyauté des plateformes (art. L111-7 c. conso.) |
| Nombre de fiches par département | si les places sont limitées, on quitte l'abonnement de visibilité pour l'orientation de clientèle |
| Mentions de facturation obligatoires | pénalités de retard et indemnité forfaitaire de recouvrement (art. L441-9 et L441-10 c. com.) |
| Sort de la fiche et des données après résiliation | risque RGPD et risque d'image |
| Usage du logo par le partenaire | risque de labellisation apparente |
| Propriété intellectuelle des contributions | bloque toute la partie contributive du projet |
| Vérification active de l'inscription | l'article 5 se contente de déclarations |
| Traitement des réclamations | exigé par la logique du règlement P2B si le texte est jugé applicable |

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## 2. Les trois idées du cahier des charges que je conteste

### 2.1 « Il faut plusieurs conventions » — à refondre

L'idée de séparer référencement, contribution, services et professions
réglementées est bonne dans son intention et mauvaise dans son exécution.
Quatre contrats autonomes, cela signifie quatre fois les mêmes clauses de
neutralité, de RGPD, de droit à l'image, de résiliation. Ces quatre
rédactions divergeront à la première mise à jour. Un contentieux se gagne
sur la cohérence de la documentation contractuelle ; quatre textes qui se
contredisent sur la même obligation, c'est une défense qui s'effondre.

**Proposition alternative : un socle et des modules.**

```
CHARTE DE RÉFÉRENCEMENT              (publique, opposable, non signée)
        │
SOCLE COMMUN DU RÉPERTOIRE           (signé une fois par tout partenaire)
        │
        ├── Module A  Référencement                       gratuit, tous
        ├── Module B  Contribution éditoriale             gratuit, tous
        └── Module C  Services numériques                 payant, dirigeants
                                                          et institutions
                                                          uniquement

ARBITRAGE DU 7 AOÛT 2026 : aucun professionnel du droit ne paie, nulle part
        → référencement gratuit pour avocats, AJ et MJ, sans terme
        → les recettes viennent des dirigeants et des institutions
        → voir la note 13-RETOUR-AU-TRIBUNAL.md
```

Le socle porte tout ce qui est commun. Un module ajoute, ne contredit
jamais. Une annexe déontologique par profession précise ce qui, dans le
socle, est renforcé pour cette profession. Un professionnel peut cumuler
les modules A et B, ou A, B et C, sans jamais signer deux fois la même
clause.

Un seul cas justifie un texte entièrement autonome : les administrateurs
et mandataires judiciaires, parce que la bonne réponse pour eux n'est pas
un contrat différent, c'est **l'absence de contrat**.

### 2.2 « Convention 3 : services numériques » — le périmètre doit être fermé, pas ouvert

Le cahier des charges demande de décrire ce qui peut être vendu. La
question est mal posée : il faut d'abord fermer la liste de ce qui ne peut
jamais l'être, et n'ouvrir ensuite que le reste.

**Ne peut jamais être vendu, à aucun prix, sous aucune forme :**

- une position dans un classement, un ordre d'affichage, une mise en avant
  dans un résultat de recherche ou de recommandation ;
- une exclusivité géographique ou sectorielle ;
- la transmission d'une demande d'un dirigeant identifié, que le prix soit
  fixe ou proportionnel : c'est de l'apport d'affaires, prohibé pour
  l'avocat par le règlement intérieur national, et le caractère forfaitaire
  du prix ne change pas la qualification ;
- une recommandation individualisée présentée comme un conseil ;
- une note, un label de qualité, une distinction ;
- un lien entrant optimisé pour le référencement, vendu comme tel : au-delà
  de la question déontologique, la vente de liens est une pratique que les
  moteurs sanctionnent, et le site y perdrait plus qu'il n'y gagnerait.

**Peut être vendu, sous condition de neutralité stricte :**

- l'enrichissement de la fiche : photographie, biographie longue,
  présentation du cabinet, langues pratiquées, publications ;
- l'accès à un espace de publication éditoriale avec accompagnement ;
- des outils réservés : veille, alertes sur les textes, statistiques de
  consultation de sa propre fiche ;
- la participation à des webinaires et formations en tant qu'intervenant.

La ligne de partage est simple et doit être énoncée telle quelle dans le
contrat : **on vend du contenu et des outils, jamais de l'audience
orientée.** Un professionnel qui paie n'apparaît pas plus haut ; sa fiche
contient davantage d'informations une fois qu'on l'a ouverte.

### 2.3 « Noter les professionnels » — à supprimer, et le remplacement proposé doit lui-même être challengé

Vous avez raison de tenir cette idée pour juridiquement discutable. Elle
l'est à trois titres au moins.

D'abord, publier des avis en ligne fait entrer la plateforme dans le régime
de l'article L111-7-2 du code de la consommation : obligation d'informer
sur les modalités de contrôle, de publication et de traitement des avis, et
sur l'existence ou non d'une contrepartie. Ce régime est lourd et le
moindre écart est une pratique commerciale trompeuse.

Ensuite, une note de compétence sur un avocat, dans un domaine où le client
est en détresse, heurte frontalement le principe de délicatesse et expose
la plateforme à une action en dénigrement dès la première note basse.

Enfin, et c'est le point décisif : une note attribuée à un professionnel
qui paie un abonnement est indéfendable, quelle que soit la sincérité de la
méthode.

**Le remplacement que je propose — et son propre risque.**

Remplacer la note par un indice de complétude documentaire est la réponse
attendue. Elle a un défaut qu'il faut voir : *un indice de complétude
devient une note de mérite dans l'esprit du lecteur*. Un dirigeant qui voit
« 11 attestations sur 12 » face à « 3 sur 12 » lit un classement, quoi
qu'on écrive à côté. Et comme la complétude s'obtient en publiant, et que
publier est plus facile pour qui paie le module C, on a reconstruit un
classement payant par la bande.

La parade doit être structurelle, pas déclarative :

1. **Aucun total, aucun score, aucun pourcentage.** On affiche des
   attestations individuelles, factuelles, vérifiées, sous forme de liste.
   Jamais « 11/12 ». Jamais de jauge, jamais d'étoiles, jamais de couleur
   graduée.
2. **Aucune attestation ne dépend d'un module payant.** Les attestations
   portent sur des faits vérifiables et gratuits à obtenir : identité
   vérifiée, inscription au barreau vérifiée à telle date, fiche mise à
   jour depuis moins de six mois, langues, accessibilité des locaux.
3. **Le nombre d'attestations n'entre dans aucun tri.** Ni en base, ni dans
   l'IA, ni dans l'ordre d'affichage. Cette règle doit être testée
   automatiquement, pas simplement écrite.
4. **On ne peut pas trier ni filtrer par nombre d'attestations.** Un filtre
   « les plus complets » recréerait le classement.

Ce qui reste alors n'est pas un score. C'est un état civil professionnel
vérifié. C'est moins vendeur, et c'est le seul dispositif qui tienne.

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## 3. Audit clause par clause du contrat en vigueur

Contrat publié à l'adresse `/partenaires/contrat`.

### Article 1 — Objet

*Ce qui fonctionne.* La description de la prestation est précise : fiche,
catégorie, département. La mention du site « sans lien sortant » écarte le
soupçon de vente de lien.

*Ce qui manque.* L'article ne dit pas combien de fiches peuvent coexister
dans un même département. C'est le point aveugle : tant que ce n'est pas
écrit, un juge peut retenir que la rareté organisée des places transforme
l'abonnement en captation de clientèle.

*Risque : élevé.* **Correction :** énoncer expressément que le nombre de
fiches n'est pas limité, qu'aucune exclusivité territoriale n'est consentie
et qu'aucune n'est négociable. Remplacer « sans lien sortant » par un lien
en `rel="nofollow"`, plus utile au dirigeant et neutre pour le
référencement.

### Article 2 — Nature du partenariat

*Ce qui fonctionne.* C'est le meilleur article du contrat. Les quatre
alinéas visent juste : exclusion de l'apport d'affaires, exclusion de toute
rémunération proportionnelle, interdiction faite au partenaire de consentir
une remise aux visiteurs, signalement des fiches. L'alinéa 3 est
particulièrement bien vu : il ferme la porte au montage classique où la
plateforme se fait valoir d'un tarif préférentiel.

*Ce qui manque.* L'article dit ce que le partenariat n'est pas. Il ne dit
pas ce qui garantit qu'il ne le devienne pas. Une déclaration d'intention
ne vaut que par le dispositif qui l'exécute.

*Risque : moyen.* **Correction :** ajouter un alinéa 5 qui renvoie à la
charte de référencement et lui donne valeur contractuelle, et un alinéa 6
qui interdit au partenaire d'utiliser le nom ou le logo du site d'une
manière suggérant une labellisation, une recommandation ou une exclusivité.

### Article 3 — Prix

*Ce qui fonctionne.* Le prix est forfaitaire et affiché. C'est la structure
tarifaire correcte.

*Ce qui ne fonctionne pas.* Trois défauts, dont un grave.

Le tarif de 250 euros pour l'administrateur judiciaire est à supprimer,
pour la raison exposée au 1.1. Il est en outre inexplicable
économiquement : cinq fois le prix payé par l'avocat, pour un professionnel
qui ne peut pas convertir cette visibilité en dossiers puisqu'il est
désigné par le tribunal. Un tel écart de prix, sans contrepartie
identifiable, appelle mécaniquement la question de savoir ce qui est
réellement acheté.

Les mentions de facturation obligatoires sont absentes : délai de paiement,
taux des pénalités de retard, indemnité forfaitaire de recouvrement de
40 euros. Leur omission est sanctionnable en elle-même.

La TVA n'est pas traitée, ni la périodicité, ni le mode de paiement, ni la
révision du prix.

*Risque : critique* pour le tarif administrateur judiciaire, *moyen* pour
le reste. **Correction :** voir le module C, fichier `05`.

### Article 4 — Durée, résiliation

*Ce qui fonctionne.* Durée indéterminée, sans engagement, résiliation libre
par email, aucune indemnité. C'est équilibré et c'est un argument
commercial honnête.

*Ce qui manque.* Le sort de la fiche et des données après résiliation.
Aucun délai de dépublication, aucune règle sur les contributions
éditoriales déjà publiées, aucune règle sur les copies de cache.

*Risque : moyen.* **Correction :** dépublication sous quarante-huit heures
ouvrées, effacement des données de la fiche sous trente jours, conservation
limitée aux pièces comptables et probatoires, maintien des contributions
éditoriales sous licence non exclusive avec droit de retrait de la
signature.

### Article 5 — Déclarations du partenaire

*Ce qui fonctionne.* Les cinq engagements sont pertinents et l'obligation
d'information continue au point e) est bien vue.

*Ce qui ne fonctionne pas.* Tout est déclaratif. Une plateforme qui affiche
« inscription vérifiée » sans avoir vérifié commet une pratique commerciale
trompeuse. Le point d) mentionne un « questionnaire de qualification » dont
le contrat ne dit ni le contenu, ni l'usage, ni s'il sera publié.

*Risque : élevé.* **Correction :** vérification active à l'entrée puis
annuelle sur les listes publiques, avec journalisation de la date de
vérification, laquelle est la seule chose qui puisse être affichée
publiquement. Encadrement du questionnaire par une annexe qui dit
exactement quels champs sont publics et lesquels ne le sont pas.

### Article 6 — Suspension et retrait

*Ce qui ne fonctionne pas.* Le motif de « comportement portant atteinte à
l'image du site ou aux intérêts des dirigeants » est purement potestatif.
Dans un contrat d'adhésion, une clause qui laisse à une partie le pouvoir
discrétionnaire de mettre fin à la prestation crée un déséquilibre
significatif (art. 1171 du code civil, et art. L442-1 du code de commerce
si le partenaire est un professionnel).

Le contrat prévoit un « échange contradictoire par email » sans délai, sans
formalisme, sans recours.

*Risque : élevé.* **Correction :** liste fermée de motifs, chacun objectif
et vérifiable ; notification écrite motivée ; délai de quinze jours pour
répondre ; décision motivée par écrit ; possibilité de saisir le comité
scientifique ; conservation de la trace de chaque décision. Le module de
suspension d'urgence reste possible pour le seul cas de la perte de
l'inscription professionnelle, qui est un fait, pas une appréciation.

### Article 7 — Indépendance et responsabilité

*Ce qui fonctionne.* La dernière phrase, « toute stipulation qui
contreviendrait à la déontologie applicable au Partenaire est réputée non
écrite », est excellente. Elle doit être conservée mot pour mot et remontée
au socle commun.

*Ce qui manque.* Rien sur la responsabilité de l'éditeur au titre des
contenus qu'il publie, rien sur les limitations de responsabilité, rien sur
l'assurance de l'éditeur.

*Risque : faible à moyen.* **Correction :** clause de responsabilité
limitée au montant des sommes versées sur douze mois pour le module payant,
exclusion expresse pour le référencement gratuit, mention de l'assurance de
l'éditeur.

### Article 8 — Données personnelles

*Ce qui ne fonctionne pas.* Une phrase de quatre lignes ne peut pas tenir
lieu de traitement du RGPD sur une plateforme qui projette un moteur de
recommandation. Manquent : la qualification des rôles, la base légale de
chaque traitement, la liste des destinataires, les transferts hors Union,
les sous-traitants, la sécurité, les durées différenciées, et l'analyse
d'impact que rend nécessaire tout profilage à grande échelle.

Il manque surtout la conscience d'une chose : les données des dirigeants
qui consultent ce site révèlent des difficultés financières. Ce ne sont pas
des données sensibles au sens de l'article 9 du RGPD, mais elles sont
parmi les plus intimes que traite une entreprise, et leur divulgation peut
provoquer la mort de l'entreprise qu'on prétend sauver.

*Risque : élevé.* **Correction :** annexe complète, fichier `09`.

### Article 9 — Droit applicable, litiges

*Ce qui fonctionne.* Le principe.

*Ce qui manque.* La tentative amiable de trente jours est posée sans
modalité. Aucune médiation n'est prévue. La formule « sous réserve des
règles d'ordre public » ne dit rien.

*Risque : faible.* **Correction :** procédure interne de réclamation en
première marche, médiateur de la consommation sans objet ici mais médiation
conventionnelle possible, puis juridiction.

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## 4. Tableau de synthèse des risques

| # | Risque | Siège | Niveau | Correctif |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Flux financier entre un mandataire de justice et une société présidée par un juge consulaire | art. 3 | **Critique** | Suppression du tarif AJ/MJ, régime gratuit d'office, déclaration d'intérêts, abstention |
| 2 | Absence de déclaration d'intérêts du fondateur | site entier | **Critique** | Page publique dédiée, mention sur chaque fiche partenaire |
| 3 | Notation des professionnels | projet | **Critique** si mise en œuvre | Abandon, remplacement par attestations sans total |
| 4 | Absence de règles de classement publiées | art. 1, site | **Élevé** | Charte de référencement opposable, fichier `01` |
| 5 | Places limitées non exclues | art. 1 | **Élevé** | Clause de non-exclusivité et de non-limitation |
| 6 | Clause de retrait potestative | art. 6 | **Élevé** | Motifs fermés, procédure contradictoire, recours |
| 7 | Vérification purement déclarative | art. 5 | **Élevé** | Vérification active annuelle et datée |
| 8 | RGPD indigent au regard du projet IA | art. 8 | **Élevé** | Annexe complète et analyse d'impact |
| 9 | Usage du questionnaire non encadré | art. 5 d) | **Élevé** | Annexe champs publics / champs internes |
| 10 | Mentions de facturation manquantes | art. 3 | **Moyen** | Pénalités, indemnité de 40 €, TVA, périodicité |
| 11 | Sort des données après résiliation | art. 4 | **Moyen** | Délais de dépublication et d'effacement |
| 12 | Usage du logo par le partenaire | absent | **Moyen** | Clause d'usage encadré, interdiction de labellisation |
| 13 | Propriété intellectuelle des contributions | absent | **Moyen** | Module B, licence non exclusive |
| 14 | Absence de procédure de réclamation | art. 9 | **Moyen** | Procédure interne écrite et délais |
| 15 | Responsabilité de l'éditeur non plafonnée | art. 7 | **Faible** | Plafond, exclusions, assurance |
| 16 | Clause attributive de juridiction imprécise | art. 9 | **Faible** | Rédaction nette |
| 17 | Absence de lien sortant | art. 1 | **Faible** | Lien en `nofollow` |

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## 5. Textes applicables à vérifier et à viser

**Professions**

- Loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971, notamment sur les honoraires et le
  secret professionnel de l'avocat.
- Décret n° 2005-790 du 12 décembre 2005 relatif aux règles de déontologie
  de la profession d'avocat.
- Règlement intérieur national de la profession d'avocat, article 10
  (publicité et sollicitation personnalisée) et article 11.3 (interdiction
  du partage d'honoraires et de la rémunération d'apporteurs d'affaires).
- Décret n° 2014-1251 du 28 octobre 2014 relatif aux modes de communication
  des avocats.
- Code de commerce, articles L811-1 et suivants (administrateurs
  judiciaires) et L812-1 et suivants (mandataires judiciaires).
- Code de commerce, articles R663-3 et suivants : tarif réglementé. Aucune
  remise n'est possible ; toute clause qui en évoquerait une est nulle.
- Code de déontologie des administrateurs judiciaires et des mandataires
  judiciaires : à viser dans sa rédaction en vigueur, avec vérification de
  la référence exacte du décret par le conseil.

**Plateformes et consommation**

- Code de la consommation, article L111-7 et ses textes d'application :
  obligation de loyauté et d'information sur les critères de classement et
  sur l'influence de toute rémunération.
- Code de la consommation, article L111-7-2 : avis en ligne. À écarter par
  construction en ne publiant aucun avis.
- Code de la consommation, articles L121-2 et suivants : pratiques
  commerciales trompeuses. C'est le texte qui sanctionnerait une mention
  « vérifié » non vérifiée, ou un classement présenté comme neutre et
  influencé par le paiement.
- Règlement (UE) 2022/2065 dit DSA : conditions générales, signalement,
  transparence de la publicité et des systèmes de recommandation.
- Règlement (UE) 2019/1150 dit P2B : transparence du classement,
  traitement différencié, réclamations internes, médiation. Son
  applicabilité doit être expertisée, voir chapitre 9.
- Règlement (UE) 2024/1689 dit règlement sur l'intelligence artificielle :
  obligations de transparence pour les systèmes interagissant avec des
  personnes.

**Contrat et données**

- Code civil, articles 1104 (bonne foi), 1110 alinéa 2 (contrat
  d'adhésion), 1171 (clause créant un déséquilibre significatif).
- Code de commerce, article L442-1 : déséquilibre significatif entre
  partenaires commerciaux.
- Code de commerce, articles L441-9 et L441-10 : mentions de facturation.
- Règlement (UE) 2016/679 et loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée.

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## 6. Références déontologiques, en clair

Pour l'avocat, la règle qui commande tout est simple : il ne peut pas
partager ses honoraires avec une personne qui n'est pas avocat, ni
rémunérer qui lui apporte un dossier. Un abonnement forfaitaire de
visibilité, indépendant de tout dossier, sort de cette prohibition, à trois
conditions cumulatives : le prix ne varie jamais en fonction des dossiers
obtenus, la plateforme ne transmet pas de demande individualisée, et le
paiement n'achète aucune position dans un classement. Les trois conditions
doivent être écrites dans le contrat et vérifiables dans le code.

Pour l'administrateur et le mandataire judiciaires, la logique est
différente et plus stricte. Ils sont désignés par le tribunal, leur tarif
est réglementé, et leur indépendance est le premier de leurs devoirs. Il
n'existe aucune raison légitime pour eux de payer une plateforme de
visibilité, et il existe une raison décisive de ne pas le faire ici : la
personne du fondateur. Le référencement doit leur être offert sans contrat
ni contrepartie.

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## 7. Ce qui est à supprimer

- Le tarif de 250 euros pour les administrateurs judiciaires, et celui de
  50 euros pour les mandataires judiciaires.
- Toute idée de notation, d'étoiles, de score global ou de classement de
  mérite.
- Le motif de retrait fondé sur « l'atteinte à l'image du site ».
- La formule « sous réserve des règles d'ordre public » à l'article 9.
- L'interdiction de tout lien sortant, contre-productive.

## 8. Ce qui est à conserver mot pour mot

- L'article 2 dans ses quatre alinéas, remonté au socle commun.
- La dernière phrase de l'article 7 sur les stipulations réputées non
  écrites.
- Le principe de publication intégrale du contrat type sur le site avant
  toute candidature. C'est la meilleure décision du dossier et elle vaut
  plus que bien des clauses.
- La résiliation libre sans indemnité.

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## 9. Questions à poser à l'avocat avant signature

1. Le règlement P2B est-il applicable à un annuaire qui ne permet aucune
   transaction entre le professionnel et le dirigeant ? Si le doute
   subsiste, faut-il s'y conformer volontairement ?
2. La référence exacte et la rédaction en vigueur du code de déontologie
   des administrateurs et mandataires judiciaires.
3. L'information du président du tribunal et du procureur sur l'existence
   de la plateforme est-elle opportune, et sous quelle forme ?
4. Un délai de viduité après cessation des fonctions juridictionnelles
   est-il nécessaire avant d'ouvrir un module payant aux mandataires de
   justice, et de quelle durée ?
5. La mention publique « inscription vérifiée le [date] » est-elle
   suffisamment prudente, ou faut-il une formule plus neutre ?
6. Le plafond de responsabilité proposé est-il opposable au partenaire
   gratuit, qui ne verse rien ?
7. La licence non exclusive du module B doit-elle prévoir une rémunération,
   même symbolique, pour écarter la requalification en contrat de commande ?
8. Existe-t-il une jurisprudence récente sur les annuaires payants de
   professions réglementées ? Le cas échéant, en obtenir les références
   exactes : elles ne figurent volontairement pas dans le présent document.

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## 10. Ordre d'exécution recommandé

1. Retirer immédiatement du site le tarif administrateur et mandataire
   judiciaires. C'est la seule mesure urgente.
2. Publier la déclaration d'intérêts du fondateur.
3. Publier la charte de référencement.
4. Remplacer le contrat unique par le socle et les modules.
5. Ouvrir le module B, gratuit, qui est le cœur du projet et ne présente
   aucun des risques du module C.
6. N'ouvrir le module C qu'après relecture par un avocat.
7. Ne développer le moteur de recommandation qu'une fois l'analyse d'impact
   conduite et la journalisation en place.

Le projet est bon. Son risque n'est pas dans ses ambitions, il est dans un
tarif de 250 euros et dans un silence.
